

Nous avons besoin de changement !
Le secteur du bâtiment a un impact énorme sur notre climat et notre biodiversité : il est responsable d’environ 50 % de tous les matériaux extraits, ainsi que de plus de 35 % des déchets de l’UE🛈. Les bâtiments, tout au long de leur cycle de vie, représentent environ 40 émissions de CO2 dans l’UE🛈. Pour maintenir un monde vivable pour les hommes et les autres espèces et éviter les conséquences les plus catastrophiques du changement climatique, nous devons réduire drastiquement nos émissions et notre utilisation des ressources. Pour y parvenir démocratiquement, nous devons repenser le système dans lequel nous agissons, reconsidérer nos besoins et remettre en question les récits dominants de l’industrie. La science est claire sur le fait que le statu quo n’est plus une option : il y a peut-être une issue, mais cela nécessite un changement profond et systémique, pas de petites réformes cosmétiques.
Justice sociale plutôt que spéculation
La justice climatique et la justice sociale sont inséparables : une « transition verte » qui pousse les gens hors de chez eux ou augmente les inégalités est injuste, et les politiques sociales qui alimentent la dégradation écologique sont inacceptables. Notre environnement bâti doit servir le bien public, ce qui signifie donner la priorité aux limites planétaires et aux besoins sociaux. Cela nécessite de faire face à la financiarisation de l’environnement bâti. Les bâtiments qui répondent aux besoins et aux droits de l’homme ne peuvent s’inscrire dans des logiques d’investissement spéculatif, mais doivent privilégier la commande publique, coopérative et à but non lucratif. Nous avons un besoin urgent de transparence quant à qui possède, qui bénéficie et qui décide.
Réutilisation plutôt que démolition
Réduire les nouvelles constructions signifie remettre en question la demande avant d’augmenter l’offre. Cela signifie donner la priorité à l’entretien, à la réparation, à la réutilisation et à l’adaptation, et valoriser l’habitabilité à long terme plutôt que la démolition et la spéculation. Il n’y a pas de pénurie d’espace ; les bâtiments vacants et sous-utilisés doivent être redistribués et adaptés, et non laissés vides pour des raisons lucratives ou bureaucratiques. Les nouvelles constructions devraient être l’exception. Et elles doivent alors servir des objectifs sociaux clairs, renforcer les communautés et rester dans les limites planétaires.
Biodiversité plutôt qu’extractivisme
Parce qu’une culture d’extraction profondément ancrée domine l’environnement bâti, nous devons reconnaître que l’industrie de la construction est dépendante des produits et matériaux fabriqués avec des méthodes énergivores, provoquant une dévastation à grande échelle des habitats naturels. Nous appelons à des pratiques régénératives qui privilégient la biodiversité sur les marges bénéficiaires, et rejetons le green-washing qui sévit dans notre industrie.
Qui sommes-nous
Nous sommes des citoyens européens, ainsi que des professionnels de l’environnement bâti, unis par une vision commune d’espaces sûrs, abordables, sains et résilients. Nous considérons que l’architecture est un acte public aux conséquences éthiques et nous reconnaissons notre responsabilité à agir dans les limites planétaires. En tant qu’« Assemblée pour une transition juste du secteur de la construction », nous valorisons notre diversité et nos différences pour mettre en avant une convergence puissante et une responsabilité partagée d’agir maintenant. En travaillant dans plusieurs contextes, nous construisons un processus européen collectif qui reste ouvert, itératif et représentatif.
Rejoignez-nous!
Le Mouvement de la Frugalité est membre du réseau européen pour une transition juste du secteur du secteur de la construction